Edito

 

Vous n’avez pas travaillé pour rien !

 

Vous le savez, les procédures du PLU-I HD vont bon train, se chevauchent et s’entremêlent.

En l’état, des documents sont publiés, valant propositions à discuter sur la base de principes indiscutables. Ça limite !

Dans une première réunion constituée du cours magistral de M. Pribetich, l’intervention de M. Masson a aussitôt refermé des ouvertures à peine entrebâillées. C’était en mai à Fontaine ; le mois dernier à Plombières, on y vit un peu plus clair. Pour Talant, aucune extension des zones urbanisées et seulement (?) la densification de l’existant : 400 logements tout de même d’ici 10 ou 15 ans car il faut augmenter la population de l’agglomération ; la Métropole est trop petite, il faut la doper.

Talant, déjà très densément peuplée, devrait faire un gros effort même si globalement les autres communes sont encore plus sollicitées (exemple : Talant : + 400 ; Chenôve + 930 ; Fontaine + 423).

Reconnaissance des zones non-urbanisées : pour la première fois, l’orateur s’est fait l’écho de l’ENS Talant-Plombières, et c’est une vraie nouveauté. De même, nos espaces viticoles sont aujourd’hui partie constitutive du vignoble du Dijonnais dans le langage des responsables locaux. La prise en compte de la valeur patrimoniale de l’urbanisme ancien et des bourgs semble être acquise.

En l’état, tout est loin d’être réglé pour autant. À l’échelon communal, on a eu un document localisant les possibilités de densification : par exemple, 160 logements dans la zone d’activité (que deviendrait-elle ?),

40 dans le square des Pirouettes. Ce n’est pas très satisfaisant !! S’il faut construire au Belvédère, remplacez donc l’ancien Foyer Grandjean qui appartient à Dijon Métropole Habitat par 40 logements en accession à la propriété : tout le quartier en sera reconnaissant !

À l’échelon métropolitain, sans être exhaustif, on peut soulever deux problèmes. D’abord, même si la densification a ses propagandistes comme M. Dodet, nouveau maire de Saint-Apollinaire, est-elle une bonne solution ? Est-elle souhaitée et souhaitable ? Augmenter la population, est-ce que cela a vraiment un sens ?

Et puis, il y a une question grave : l’eau. Car, vingt ou vingt-deux mille habitants de plus, ce n’est pas grand-chose sur les 250 000 habitants de l’agglomération, mais c’est tout de même près de 10 %, c’est-à-dire deux fois Talant ou une fois et demie Chenôve. C’est de l’eau, beaucoup d’eau quand l’approvisionnement arrive à ses limites et que les villes et villages de l’ouest et du nord de Dijon sont déjà bloqués dans leurs espoirs de développement. Sur cette question, lors de la réunion de septembre, M. Pribetich a passé la patate chaude à M. Masson qui l’a vite reposée : il étudie…

En tout cas pour Talant, si les choses continuent dans ce sens, le PLU-I HD devient envisageable sous réserve d’entrer dans les détails ; vous savez, là où se cache le diable !

Pour en arriver là, il a fallu, et c’est dommage, grogner, tempêter… Et l’enquête que certains déploraient, dociles aux exigences de la majorité politique du Conseil de Dijon, nous a été très utile, fortifiant nos positions. Merci aux Talantais et s’il le faut, comme ça ou autrement, nous reviendrons vers vous !

 

Gilbert MENUT

Maire de Talant

Conseiller Dijon Métropole


 


 


 


 

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