Edito

 

La brigade des feuilles,

ou le TEB à la française

 

Tout le monde connaît le duo comique la brigade des feuilles. On a tous raconté les blagues de l’escargot qui monte le long du manche de la bêche, ou brocardé l’équipe de voirie qui fume une clope cachée au fond d’un square. Bref, on a tous pratiqué un jour ou l’autre le TEB qui existe dans tous les pays où existent des employés municipaux, et donc en France ; mais peut-être plus pour longtemps car, il n’y en aura bientôt plus.

Un maire des environs n’affiche-t-il pas fièrement la suppression de 8 postes dans son personnel ? Là, il y a plein d’astuces car supprimer des postes, ce n’est pas nécessairement diminuer les effectifs… s’il n’y avait personne sur les postes en question !

Un autre découvre les vertus du recours aux entreprises privées, sans dire qu’au lieu de frais de personnel, il aura des factures à payer, y compris de la TVA.

Un autre encore s’en remet avec enthousiasme à la mutualisation, espérant dans la masse profiter de tarifs plus favorables.

Or, ce qui compte, c’est la réalité des faits. On peut, on doit, s’interroger quand le nombre d’employés municipaux passe du simple au double d’une commune à une autre, de taille et de situation comparable : à Talant, CCAS inclus, il y a environ 14 employés pour 1 000 habitants.

Le recours au privé est très pratique, mais il a ses raideurs et pour illustrer, je citerai les Espaces verts : tondre rapidos de grandes surfaces ou des terrains de sport, le privé est le plus fort ; mais faire du fleurissement au cas par cas, bordure par bordure, avec toute la connaissance du terrain que ça nécessite, il n’y a que la « brigade des fleurs » qui s’en sorte.

Quant à la mutualisation, c’est un beau rêve mais qui ne fonctionne là aussi que sur des cas bien précis et on a vu des compétences transférées de gré ou de force devenir plus coûteuses et moins bien faites, faute d’un suivi local approprié.

Et puis, il y a la proximité et l’adaptabilité du service. Ainsi, il faudra bien qu’il reste assez de personnel dévoué et volontaire pour, comme ce fut le cas début mars, déneiger les rues et disperser en quelques heures les 57 tonnes de sel nécessaires à couvrir les rues principales de la ville : ils étaient 15 !

Dans ce magazine, vous verrez un autre aspect du travail de nos services : les TIR, qui par la magie comptable, transforment du fonctionnement en investissement.

Ah, le TEB ? Sorry : Town Employee Bashing !


 

Gilbert MENUT

Maire de Talant

Conseiller Dijon Métropole

 


 


 


 

Les pr

 

 

 

Ville de Talant

Se rendre à Talant avec le réseau DIVIA

Prendre soit la Liane 5, soit la Ligne 10 (arrêt Arbalétriers pour se rendre en mairie)

Comment utiliser ce site ?